En 1953. Oultache Arezki, jeune paysan de 22ans, quitte sa Kabylie maritime, son village Tarihant, dans la commune de Ouaguenoune (Tigzirt) pour Paris, en quête de travail. Mais le hasard le méne au cabaret EL Djazair ou se produit l’orchestre de Cheikh Amraoui Missoum. Akli Yahiaténe, Youcef Abdjaoui, Rachid Mesbahi, Fatima Zohra et Ait Farida connaissaient déjà la célébrité sous la houlette de Missoum et Farid Ali. La radio amateur AKA (Antenne kabyle et arbe) ouvert en 1957 au sein de
Oultache, découvert par Missoum lors tour de chant dans un café, restera fidéle au maitre, Ur yegan ur yesgan, inspirée de l’émigration familiale, est sa premiere chanson qui date de 1958, année uo Farid Ali quitte la direction de l’AKA pour rejoindre la troupe artistique de FLN réfugiée en Tunisie. D’autres chansons Ma testsudh, Us nezmirey ara, de facture musicale indéniable, dévloppent des thématiques qui préfigurent la génération beur. En tournée à Marseille, Oultache fit la connaissance d’un jeune virtuose de la percussiose et interpréte talentueux du chaâbi de l’école de hacene Said : Mohamed Said. Ce dernier intégre avec brio sur les musique de Missoum et des textes de Oultache : Ruh ruh, Bezaf it rugh, Nan iyi ayYer it dhaâfedh. En 1964, Oueltache Arezki qui voue uune grande amitié à Missoum rencontre à Jouquet Montparnasse Hammouméne Ramdane, confié par le maitre, Oultache lui compose quatre chansons dont la plus célébre porte le tire annociateur des nouvelles réalités socioculturelles de l’émigration de la poste-indépendance : « Jaquette américaine »
Achal aya tura Nekini di lyorb
Su sewal « amanopri » « jaquit amaricane »
Le langage mythique et la parabole de cheikh el hasnaoui cédent sous la nécessité de dire le vécu, la quotidienneté du prolétaire émigré.
Après la mort de Missoum en 1969, Oultache rentre au pays en 1970.




